30/03/2007

Mini Shyriel

suzetteCa a commencé dès mon plus jeune âge.

 

En maternelle, j’étais plus souvent dans le coin qu’à faire de beaux dessins.

Dans la cours de récré, je ne vous raconte pas les dégâts provoqués par mini Shyriel :

-         Je m’attaquais au biens des autres (mallette, bonbons…)

-         je frappais

-         j’emmerdais les grands et les plus petits

Tiens, ça me rappelle un petit garçon qui était dans la classe en dessous de moi, j’avais remarqué qu’à chaque fois qu’il pleurait, il avait….son nez qui coulait, en gros il moufflait !

Ca me faisait tellement marrer que je prenais un réel plaisir à le faire pleurer.

 

A la maison, j’ai vite compris que je pouvais mener ma maman par le bout du nez.

Etant déjà très féminine à l’époque, j’exigeais de porter des jupes et uniquement mes petites chaussures en vernis achetés en Italie par ma grand-mère !

Quand ma pauvre môman préparait un petit jean’s avec de jolis botillons sur la commode, ces derniers valsaient rapidement à terre.

Et si, par malheur, ma maman ne pliait pas à mes désirs, je décidais de ne pas aller à l’école !

Vers 6 ans, après la crise des vêtements (où ma maman a enfin compris que ça ne servait à rien d’aller contre mes goûts), je voulais mettre du fard à paupière bleu sur mes yeux ! (qui se marie très bien avec une jupe et des mocassins en vernis italiens).

Pas de bol pour moi, le jour de cette grande décision, mon père était en congé, c’est le seul qui savait me faire obéir.

 

Je pense que ceux qui se rappellent le plus de mon très jeune âge, sont les employés qui travaillaient au rez de chaussée. En effet, on habitait un appartement. Pourquoi me priverais je dès lors, de balancer ma mallette du haut du 3e étage lors de mes excès de colère ???

 

En primaire, je me suis calmée.

C’est seulement à partir de la 5é (primaire) que j’ai recommencé. Il n’y a rien à faire mais les mecs commençaient déjà à m’énerver. C’est là que j’ai découvert mon potentiel de force. Je frappais plus fort qu’eux ! Mais surtout, j’adorais leur tirer les cheveux. Certes courts, j’avais la main très subtile…

….jusqu’au jour où un d’entre eux a osé se rebeller, ça s’est terminé en bagarre sur la place de l’église !

 

En humanité, j’étais sage (comme une image), j’ai préféré changer de cible et m’attaquer aux filles.

 

Y a rien à faire, je n’ai plus jamais réussi à avoir ce rapport de force avec les hommes. Faut croire que la vie s’est vengée. Ce sont eux qui me mènent en bateau depuis quelques années.

Pas grave, je vais recommencer à frapper !!!

 

 

 

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